Chaque année, le programme limitatif de l'épreuve de culture audiovisuelle du BTS Métiers de l'audiovisuel s'organise autour d'un thème et d'une liste de références classées en sept rubriques fixes. Le thème change — « Frontières » en 2022, « Le corps » en 2024, « Animal, animalités » en 2026, « Représenter le pouvoir » pour la session 2027, selon la note de service NOR MENS2516810N du 26 juin 2025. Les sept rubriques, elles, ne changent pas : Essais, Littérature, Œuvres cinématographiques et audiovisuelles, Arts plastiques, Illustration/BD/roman graphique, Son et musique, Sitographie. C'est cette structure, éprouvée par l'institution elle-même, que ce cours reprend comme modèle de classement pour votre outil de travail personnel.
On pourrait croire qu'une liste de rubriques d'examen n'a rien à apprendre à un futur réalisateur. C'est l'inverse qui est vrai : cette liste vous dit, en creux, qu'une culture professionnelle sérieuse ne se limite jamais à un seul type de source. Un essai n'apporte pas la même chose qu'un roman graphique. Une pièce musicale n'apporte pas la même chose qu'un article en ligne. Le programme du BTS vous impose de mêler ces sept familles de sources parce que c'est cette diversité, et seulement elle, qui produit une culture réellement utile sur un plateau — capable de répondre aussi bien à une question de cadrage qu'à une question de bande sonore.
Ce cours ne prépare pas directement l'épreuve du BTS et ne traite pas le thème annuel pour lui-même — ce travail relève d'autres cours de votre formation. Ce que ce cours emprunte, c'est uniquement la structure en sept rubriques, comme squelette pour votre carnet de sources personnel. Un carnet de sources est un recueil personnel et daté de sources classées en ces sept rubriques, chacune assortie de la décision qu'on en tire pour un projet réel. Vous le construirez dès l'atelier de la fin de ce chapitre, et vous le tiendrez tout au long de ce cours, chapitre après chapitre, jusqu'au dossier final du chapitre 5.
Une règle structure tout ce cours et doit structurer votre carnet dès la première entrée : chaque rubrique doit accueillir, à terme, des sources issues des deux corpus travaillés ici — le corpus ouest-africain (photographie de studio, textile, tradition orale, musique de cérémonie) et le corpus européen (peinture de chevalet, photographie documentaire, bande dessinée franco-belge, musique de film). Un carnet où la rubrique « Arts plastiques » ne contiendrait que des peintres européens, ou à l'inverse uniquement des motifs textiles, ne serait pas un carnet complet au sens de ce cours — ce serait un corpus à moitié rempli.
L'intérêt de calquer la structure du programme limitatif du BTS ne s'arrête pas à la durée de ce cours. C'est une habitude de classement que vous garderez en exercice professionnel, bien après votre diplôme : tout directeur artistique, tout chef opérateur, tout réalisateur qui construit un dossier de références pour un projet organise sa matière par familles de sources, jamais en vrac. Prendre cette habitude tôt, avec une structure qui a déjà fait ses preuves ailleurs dans votre formation, vous évite de la réinventer plus tard, sous la pression d'un tournage.
La leçon suivante vous fait ouvrir concrètement ce carnet, avec un premier objectif chiffré : vingt entrées réparties dans les sept rubriques.